Marie LAFORET
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Tout commence par un concours de théâtre, « naissance d’une étoile ».
Pour tenter de vaincre sa timidité, cette jeune bourgeoise, âgée de seize ans tout juste, remplace sa sœur au pied levé. Elle travaille à cette occasion avec Raymond Rouleau, dont elle dit avoir tout appris.
Hasard, talent ou destin, elle gagne le concours !
Dès ce moment, Claude Chabrol, Louis Malle la réclament. Sa carrière d’actrice est lancée. Ses premiers pas au cinéma se font, en 1960, aux côtés d’Alain Delon, dans le film culte de René Clément « Plein Soleil ». L’année suivante, elle joue dans un autre film à succès, « La fille aux yeux d’or », qui lui vaudra son surnom. On la verra entre autre dans « Léviathan » de Léonard Keigel, « Marie-Chantal contre le Dr Kha » de Claude Chabrol, « Diamant d’as » de Don Taylor, « Flic ou voyou » de Georges Lautner, « Que les gros salaires lèvent le doigt » de Granier-Deferre, « Les morfalous » de Henri Verneuil, « Joyeuses Pâques » de Georges Lautner, « Tangos, l’exil de Gardel » de Solanas, « Tykho Moon » d’Enki Bilal.
Parallèlement à sa carrière d’actrice, Marie Laforêt entame en 1963 une carrière de chanteuse qui lui vaut une reconnaissance internationale.
Son goût pour l’Opéra et sa rencontre avec Maria Callas en 1975, un an avant la disparition de la Diva, donne à son interprétation de « Master Class » la qualité d’un témoignage.
« Master Class » de Terrence McNally , qui lui valut une nomination aux Molières en 2000, est aujourd’hui reprise dans une nouvelle adaptation et une mise en scène de Didier Long.