POTICHE
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Une comédie de Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy -
Avec Gérard HERNANDEZ , Jacqueline BOEUF, Michel JEFFRAULT, Dominique MEROT,
Elisabeth OULIE et Guillaume DENAIFFE - Mise en scène de Jacqueline BOEUF
Décor Christian Jaspard

Jacqueline BOEUF
« Potiche » est une pièce qui n’a pas été reprise depuis sa création et sa brillante interprétation de Jacqueline Maillan.
En la relisant, en la retravaillant, il est à constater qu’elle n’a pas pris une ride.
En 2007 les femmes sont libérées certes, mais sont-elles libres ?
Retenues par leur milieu, leurs enfants, les maris dont la situation est connue, aussi par une certaine forme d’abandon, elles subissent encore le joug marital.
Le parcours de cette femme mûre, popote et heureuse de l’être, peut sans doute s’apparenter, quand les circonstances l’y poussent, à un parcours politique pour peu qu’une blessure affective s’y joigne et la conduise à espérer s’occuper, pourquoi pas, de la France et de l’Europe !
Dans un langage direct, quotidien, avec le talent si bien connu et reconnu de ces auteurs, ce boulevard apparemment classique résonne d’une manière moderne et contemporaine.
C’est ce qui m’enchante.
Jacqueline BŒUF
Dans une certaine société la femme n’a pas encore trouvé sa voie - pas forcément dans la classe sociale la plus démunie -
mais dans celle où l’on est épousée pour ce que le mari croit voir en vous : la possibilité d’accéder au patronat, avancement
dans l’échelle sociale promotion etc... C’est cet esprit là, pas encore mort, loin de là, qu’ont dénoncé Barillet et Grédy dans
Potiche . A peine outré, ce milieu existe toujours, subi avec lâcheté par les femmes, vécu avec faiblesse et suffi sance par les
hommes. Il nous semble avoir évolué depuis deux décennies mais pas encore dans la France profonde des petits bourgeois et
des hommes d’affaires plus rusés qu’intelligents, plus soucieux du rendement que de la bonne marche de leur entreprise.
Sujet de société malheureusement oui toujours,cependant Potiche devrait pouvoir donner aux femmes qui ont encore besoin
de croire en elle et en leur potentiel, quelque espoir à condition d’y ajouter une bonne dose d’humour.
Ce sera mon postulat pour cette Potiche là.
Jacqueline BŒUF