Résumé de la pièce
Il était « le théâtre ». À chaque minute de sa vie. Et, au-delà de ses
cent vingt ou cent trente pièces (lui-même ne le précise pas), il en a donné de multiples preuves.
Poète, conférencier, cinéaste, conteur, mémorialiste, témoin de son temps et historien à sa façon, ce travailleur acharné (pour lui, le mot « travail » s’écrit en sept lettres : T.H.É.Â.T.R.E.) analyse toutes les formes d’art et parle admirablement de ceux qui les ont illustrées, dressant ainsi un portrait de lui plus intime et tout à fait inattendu.
« Illusionniste-né, dit-il de lui, il m’est apparu qu’au mépris des conventions, j’avais pour seule mission de plaire à mes contemporains, afin d’aider ceux qui m’écoutent à être le moins malheureux possible. À ne se résigner en quelque sorte qu’au bonheur. Comblé par le destin, je n’ai pas eu d’autre souci. C’est là tout mon message ! »
C’est ce Guitry-là qu’il était tentant de faire revivre cinquante ans après sa mort. Élégant, désinvolte, lucide, souvent drôle et parfois grave, Sacha à « l’insolence poudrée et à la politesse royale » reste un personnage qu’on ne reverra plus.